La BCE teste Ethereum et Solana pour propulser son futur euro numérique

Nicolas Brémand

Publié le mercredi 27 août 2025 à 12h44

La Banque centrale européenne (BCE) explore de nouvelles pistes pour développer son euro numérique. Alors que les discussions autour des monnaies digitales s’intensifient à travers le monde, l’institution européenne se distingue par son choix d’expérimenter des blockchains publiques comme Ethereum et Solana. Une décision qui pourrait bouleverser les équilibres financiers traditionnels, en ouvrant la voie à une monnaie numérique plus transparente, plus accessible et tournée vers l’innovation.

Le projet pilote est attendu d’ici la fin 2025, avec un déploiement possible à l’horizon 2026.

À retenir :

  • La BCE teste Ethereum et Solana comme bases potentielles.
  • Prototype et projet pilote prévus avant fin 2025.
  • Objectif : renforcer souveraineté et compétitivité européennes.
  • Déploiement potentiel pour 2026.

Projet euro numérique : un tournant stratégique

L’Europe est entrée dans une phase cruciale de son projet monétaire. Contrairement à la Chine avec son e-CNY ou aux États-Unis avec leurs stablecoins adossés au dollar, la BCE privilégie une approche originale, reposant sur des blockchains publiques. Ce choix vise à consolider la souveraineté européenne et à réduire la dépendance aux technologies étrangères. Les discussions mettent aussi en lumière les défis auxquels doivent répondre les banques en Europe, confrontées à une transformation profonde de leurs modèles.

Comparatif des approches monétaires numériques

ActeurModèle choisiObjectif principal
Chine (e-CNY)Réseau fermé centraliséContrôle total de la monnaie
États-UnisStablecoins privésInnovation portée par le marché
Union européenneBlockchains publiques (tests Ethereum, Solana)Accessibilité, transparence et souveraineté

« L’Europe ne peut pas rester en retrait, elle doit innover pour préserver son autonomie »

Richard O.

Fonctionnement prévu et étapes clés

La BCE prévoit de tester plusieurs fonctionnalités avant un déploiement officiel. L’objectif est de créer un euro numérique capable d’intégrer des mécanismes modernes et de répondre à de multiples usages.

Programmabilité des paiements

Permettre des transactions automatisées, comme le paiement instantané d’une facture ou le versement conditionnel d’une subvention.

Paiements transfrontaliers

Réduire les délais et les frais pour les paiements entre pays européens et au-delà.

Paiements hors-ligne

Faciliter l’utilisation de l’euro numérique même sans connexion internet, grâce à des solutions locales sécurisées.

La BCE a lancé des projets parallèles, comme Pontes et Appia, pour relier les marchés financiers classiques aux nouvelles infrastructures numériques. Ces initiatives visent à intégrer la monnaie centrale dans des écosystèmes tokenisés, ouvrant de nouvelles perspectives pour les investisseurs et les institutions.

Liste des éléments clés testés par la BCE :

  • Transactions instantanées et sécurisées.
  • Programmation de paiements automatisés.
  • Connexion aux marchés financiers existants.
  • Solutions hors-ligne pour les zones mal connectées.
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Objectifs du prototype euro numérique

Fonctionnalité testéeBénéfice attendu
ProgrammabilitéPaiements automatisés et plus souples
TransfrontaliersRéduction des frais et délais
Hors-ligneAccessibilité universelle
Intégration marchésLien avec actifs tokenisés

« L’euro numérique doit être pensé comme une infrastructure pour l’avenir, pas seulement comme un outil de paiement »

Marc P.

Conséquences et enjeux pour l’Europe

L’adoption d’un euro numérique basé sur Ethereum ou Solana pourrait transformer en profondeur le paysage financier. La BCE souhaite à la fois renforcer la souveraineté monétaire et stimuler la confiance du public.

Souveraineté monétaire

En utilisant des infrastructures publiques, l’Europe réduit sa dépendance aux grandes puissances étrangères.

Adoption citoyenne

Un modèle transparent et accessible pourrait accélérer l’adhésion des citoyens et des entreprises.

Régulation

L’Europe devra établir un cadre clair pour encadrer l’usage des blockchains publiques dans les transactions officielles.

« La régulation sera la clé de voûte pour concilier innovation et sécurité »

Jacques D.

Limites actuelles et perspectives

Même si l’euro numérique reste pour l’instant centré sur un modèle “wholesale” destiné au secteur financier, son extension au grand public est envisagée. À moyen terme, cela pourrait bouleverser les usages dans la vie quotidienne, des paiements de proximité aux échanges transfrontaliers.

Les débats portent aussi sur l’impact de cette évolution sur blockchain et finance traditionnelle, car l’arrivée de l’euro numérique pourrait réorganiser les rapports entre banques, fintechs et institutions publiques. Pour les acteurs économiques, il s’agit d’un changement à anticiper, avec des opportunités mais aussi des défis à relever.

En parallèle, les discussions autour de l’adoption d’Ethereum et Solana posent la question de la sécurité et de la robustesse technique. La BCE devra s’assurer que ces réseaux répondent aux exigences d’une monnaie de référence mondiale.

La BCE avance rapidement dans son projet d’euro numérique en testant Ethereum et Solana comme infrastructures possibles. Avec un prototype prévu dès fin 2025 et un potentiel déploiement en 2026, l’Europe pourrait marquer une étape décisive vers une monnaie numérique accessible, transparente et souveraine. Ce projet représente à la fois une rupture technologique et un défi politique majeur. Si l’euro numérique réussit à concilier innovation et sécurité, il pourrait devenir une référence mondiale et renforcer la position de l’Union européenne dans l’économie numérique globale.

Et vous, seriez-vous prêt à utiliser un euro numérique basé sur Ethereum ou Solana ? Partagez vos impressions et vos attentes en commentaire !

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